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Le Pays d'Othe...Situé à la frontière entre la Champagne–Ardenne et la Bourgogne, le Pays d’Othe Aubois est délimité au Nord par la rivière de la Vanne et au Sud par la Nationale 77 (Troyes-Auxerre). Le Pays d’Othe, de Uttta, puis Otta et Othe signifiant «Réunion d’arbres» en ligure, porte très bien son nom étant donné la forêt qui occupe environ la moitié de son territoire. Cette région forestière abondamment vallonnée est entrecoupée de grandes cultures et de pâturages, elle dispose d’abondantes ressources d’eau et des sources sont captées pour l’alimentation de Paris.
Le Pays d’Othe, outre ses riches paysages, possède aussi un patrimoine remarquable : citons la Collégiale Notre Dame de Villemaur-sur-Vanne avec son magnifique Jubé de bois de 1521, la Halle d’Estissac du XVIIe, la Halle de type Baltard d’Aix-en-Othe mais aussi le cidre qui est produit depuis fort longtemps dans cette région.
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Un peu d’histoire…
L’époque préhistorique a laissé de nombreux témoins dans notre région. Aix-en-Othe et ses environs ont été habités dès la Préhistoire la plus ancienne, la présence des rivières et des sources ayant été sans doute pour beaucoup dans l’installation de populations dans notre contrée.
Du Néolithique il reste une importante collection de pièces campigniennes, outils en silex utilisés pour l’agriculture et provenant d’une industrie préhistorique. Époque caractérisée par la culture de céréales, domestication des animaux, poterie, tissage, groupement en villages, polissage de la pierre. Le Néolithique est également présent avec un remarquable polissoir dit «la pierre aux dix doigts» sur le territoire de Villemaur-sur-Vanne.
Puis le Pays d’Othe est occupé vers 2000 ans avant notre ère par un peuple venu de l’Orient, les Ligures, «Hommes d’une énergie farouche, laboureurs, bergers, bûcherons, chasseurs, combattants sans peur» (R. PUJOL). L’archéologie nous apprend qu’on a attribué à tort aux Gaulois les monuments mégalithiques, menhirs et dolmens, car ils appartenaient à la civilisation ligure. Camille Julian attribue aux Ligures l’organisation druidique dont les cultes se célébraient dans la forêt. Les Celtes ou Gaulois passèrent le Rhin vers le 9ème siècle avant J.C., refoulèrent les Ligures et occupèrent leur territoire, adoptant leurs coutumes et religion.
Le Pays d’Othe est donc un chemin de grandes migrations. Les Romains empruntaient la voie romaine Agrippa dont le Pays d’Othe porte encore les traces. Plus tard, les affrontements entre Comtes de Champagne et Ducs de Bourgogne, inféodés respectivement aux couronnes de France et d’Angleterre ne laissèrent que peu de vestiges des nombreux manoirs et châteaux construits sur cet espace verdoyant. C’est dire combien ce territoire est ancré au plus profond de ses attaches géologiques, archéologiques et historiques.
Un peu de géographie…
Le Pays d’Othe présente, à côté de la plaine de Champagne, un aspect très caractéristique. C’est une région vallonnée et verdoyante dont les hauteurs sont couvertes par des forêts qui occupent environ la moitié du territoire. L’habitat est concentré dans une vingtaine de villages, avec un peu plus de 11 000 habitants.
Le Pays d’Othe est bordé au nord par la vallée de la Vanne qu’emprunte la Nationale 60 (Troyes-Sens) et au sud par la Nationale 77 (Troyes-Auxerre). A l’ouest, la limite du territoire est constituée par la frontière régionale entre la Champagne-Ardenne et la Bourgogne qui constitue également la limite entre les départements de l’Aube et de l’Yonne. Le passage de l’autoroute A5 relie Paris à Troyes et fait bénéficier le Pays d’Othe d’une très bonne desserte.
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Forêts et vergers coiffent les courbes du Pays d’Othe, lui donnant ainsi une identité reconnue dans toute la plaine troyenne. Le relief de cette région est creusé de plusieurs ruisseaux parallèles, où se concentrent les villages ; les ruisseaux rejoignent la Vanne. Celle-ci forme un couloir où circulent voies ferrées, routes et autoroutes. Cet intense réseau limite le Pays d’Othe au Nord et si, par une des pénétrantes, la D 374 par exemple dans la vallée de la Nosle, on décide de s’enfoncer à l’intérieur du pays, le parcours, après avoir traversé quelques villages aux noms évocateurs d‘Aix-en-Othe, Villemoiron-en-Othe, St-Mards-en-Othe, Nogent-en-Othe…, finit sa course par une bande boisée et s’ouvre sur un belvédère de la vallée de l’Armance.
La forêt est principalement composée de feuillus durs destinés pour la plupart au bâtiment. Elle se prête aujourd’hui, à la randonnée pédestre, équestre et VTT.
Deux chefs-lieu de canton : - Aix-en-Othe, littéralement «eaux en forêt», se cache à l’embouchure de la vallée de la Nosle, derrière les tourbières de la Vanne. Cette ancienne cité gallo-romaine tire son nom des thermes qui l’ont jadis animée. La ville est jumelée avec Neresheim, cité de Bade-Wurtenberg, en Allemagne, ainsi qu'avec Bagnacavallo, en Italie. - Estissac, à l’orée de la forêt d’Othe, entourée de coteaux boisés où Aetius aurait battu en l’an 451 Attila et les Huns (bataille des Champs Catalauniques).
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L’industrie du textile est présente depuis la fin du XVIIIème siècle. A Aix-en-Othe par exemple, en 1787, on comptait 45 mécaniques à filer le coton. Au début du XIXème siècle, la bonneterie prend le relais du tissage qui décline. Avec la révolution industrielle, la bonnetterie se développe sur tout le secteur et crée un nouvel essor. Deux structures cohabitent : les petits ateliers indépendant et les usines établies dans les centres bourgeois qui font travailler à domicile des ouvriers paysans possédant un métier.
Suite à la longue crise du textile, le territoire a du diversifier son tissu économique. L’élan est donné par les services, qui font preuve d’un dynamisme certain. La forêt d’Othe, antique Utta Silva, a joué un rôle économique important autour des marchands de bois, des bûcherons, des charbonniers. La filière bois, l’activité agricole organisée sur la culture de céréales ainsi que le renouveau de la production du cidre fermier local du Pays d’Othe continuent de structurer l’économie locale.
Tourisme en Pays d’Othe et Vallée de la Vanne…
Autre activité du Pays d’Othe, le tourisme, dont les principaux atouts sont la forêt pour ses randonnées et la production de cidre.
On découvre également de remarquables traces architecturales et naturelles de l’histoire, comme le jubé en bois de Villemaur-sur-Vanne, œuvre d’un très grand intérêt pour l’histoire de la sculpture sur bois au XVIème siècle.
Les Églises du Pays d’Othe vous subjuguerons par la beauté de leurs vitraux : église de la Nativité de la Vierge à Bérulle, Église St Martin à Rigny-le-Ferron, Église St Sébastien à Villemoiron-en-Othe.
Les marchés du Pays d’Othe profitent eux aussi de cadres exceptionnels. A Estissac, le marché se déroule à l’ombre de la magnifique halle du XVIIème siècle aux poutres apparentes. A Aix-en-Othe, une halle de type Baltard construite en 1889, accueille les marchés du mercredi et du samedi matin, qui font partie des 100 plus beaux marchés de France.
Enfin, les lavoirs et puits du Pays d’Othe sont également caractéristiques et sont disséminés au gré des villages et des hameaux.
L’hébergement touristique en Pays d’Othe s’organise essentiellement autour de gîtes et de chambres d’hôtes. On y trouve également des campings ainsi que des hôtels. La restauration est classique avec diverses spécialités de produits du terroir.
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Le Cidre…
Le pommier est l’arbre fruitier par excellence. L’histoire de la pomme se confond rapidement avec celle du cidre apparu bien avant notre ère.
C’est à partir du début du XVIème siècle que l’on commence à commercialiser les premiers lots de cidre. Cette tendance a été renforcée par l’arrivée du phylloxéra, qui détruisit tout le vignoble bourguignon et champenois, ce qui a engendré une multiplication du prix du cidre par 3.
Le début du XXème siècle est marqué par l’exportation d’un volume très important de pommes du Pays d’Othe, vers l’Allemagne principalement. Le record de production de cidre est atteint en 1925, avec 31 millions de litres. L’après-guerre sonne ensuite le déclin de la production.
Au début des années 80, un petit groupe de producteurs cherche à relancer la production, par une diversification de leur exploitation céréalière.
Un syndicat de producteurs est créé en 1985 dans l’Aube, puis un autre en 1990 dans l’Yonne. Une fédération interdépartementale est finalement mise en place pour redynamiser la filière. Le projet d’AOC est retenu, pour notamment conserver la typicité, le processus de fabrication et le terroir du cidre du Pays d’Othe. La demande d’AOC est finalement déposée en 2000. L’instruction est actuellement en cours et semble très prometteuse ; une demande est également engagée pour le ratafia de cidre du Pays d’Othe.
Les producteurs de cidre du Pays d’Othe se feront une joie de vous faire déguster leur production. Différents musées sont consacrés à l’histoire et à la fabrication de cette spécialité du Pays d’Othe.
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